Urgence Népal août 2026

Ce qui s’est passé le 26 août 2026 au Népal

Le Népal fait face depuis le 26 août 2026 à l’une des pires catastrophes de son histoire.

Une coulée de boue monstrueuse a ravagé des dizaines de villages le long de la rivière Trishuli, au nord-est du pays, principalement dans les districts de Rasuwa, Nuwakot et Dhading. Des milliers de personnes se sont retrouvées piégées.

Les chiffres officiels font état de 6000 maisons emportées, 14 centrales hydroélectriques dont 5 qui étaient en construction.

C’est une partie d’un glacier situé sur le mont Langtang Lirung, à la frontière entre le Tibet occupé en Chine et le Népal qui s’est détachée.

Crédit infographie: New-York Times

Le massif du Langtang Himal est bien connu des trekkeurs et des alpinistes, c’est une région qui a déjà été très durement touchée lors du tremblement de terre du 25 avril 2015.

Le 26 août, le pan d’un glacier situé sur son flanc nord à plus de 5000 mètres s’est détachée et a chuté d’environ 1 200 mètres, entraînant plus de 10 millions de mètres cubes de glace. Le débit de la rivière au plus fort de la crue était de 180 km/h. Cette glace s’est transformée en lave torrentielle et a déferlé sur une centaine de kilomètres en aval au Népal, provoquant l’ensevelissement des villages et des terres agricoles situés sur son passage sous plus de 9 mètres de boue, de pierres et de débris. Tout s’est passé très vite, en à peine 7 mns le poste frontière de Gyirong a été enseveli, sans qu’aucune alerte n’ait eu le temps d’être envoyée aux habitants de la vallée ni aux ouvriers qui travaillaient dans les centrales hydroélectriques à proximité de la frontière chinoise.

Crédit photo: The Hindu-AP

La situation au 5 septembre 2026, 10 jours après la catastrophe

Le bilan humain est terrible, et évolue tous les jours.

Selon le Ministère de l’intérieur népalais, le bilan au 5 septembre à 19h faisait état de 1331 morts (personnes dont les corps ont été retrouvés mais pas encore tous identifiés) et de 4896 personnes portées disparues. Il est très probable selon mes amis népalais que le bilan soit beaucoup plus lourd que ce qui est annoncé par les autorités népalaises, sans parler des victimes côté tibétain pour lesquelles l’opacité de la communication chinoise est légendaire…

La grande majorité des victimes sont népalaises. Il y avait aussi plusieurs centaines de touristes étrangers, principalement indiens et chinois mais de nombreuses nationalités sont représentées (4 français sont parmi les victimes), qui effectuaient le pèlerinage du Mont Kailash au Tibet occupé. La plupart se trouvaient au poste frontière de Giyrong, l’un des points de passage entre le Népal et le Tibet occupé en Chine. Il a été totalement enseveli, il n’y a aucun survivant.

Crédit: Courrier International

La région compte aussi un grand nombre de stations hydroélectriques, qui permettent de fournir quasiment 100% de l’énergie électrique du Népal. De nombreux ingénieurs et ouvriers travaillaient dans une trentaine de stations hydroélectriques le long des rivières Trishuli et Bhotekoshi, notamment dans des tunnels. Les secours ont eu beaucoup de mal à y accéder, car la boue recouvre tout et les entrées des tunnels sont bloquées par des tonnes de pierres et de boue. Néanmoins l’acharnement des secours a payé, car le 4 septembre ils ont retrouvé 2 ouvriers en vie après 9 jours passés dans le tunnel de la station Trishuli-3A. Et samedi 5 septembre, une femme de 63 ans a été retrouvée vivante, ensevelie dans sa maison à Betrawati (Nuwakot district), et un homme de nationalité chinoise a été sorti d’un tunnel (Audit Tunnel n°4, Upper Trishuli 1, centrale hydroélectrique en construction) dans lequel il s’était réfugié près de la frontière, 11 jours après la catastrophe.

Panta et Ram

Je séjourne régulièrement au Népal depuis 2007.

J’ai d’abord rencontré Panta RAJ, avec lequel j’ai partagé de nombreux moments en famille, avec son épouse Hira et ses enfants.

Panta et Hira, août 2023

Lors du tremblement de terre de 2015, j’ai crée l’association Solidarité Inde Népal pour venir en aide aux victimes et plus généralement pour soutenir des initiatives locales de soutien aux populations en Inde et au Népal, qui sont mes 2 pays de cœur.

Avec Panta nous avons mené différentes opérations d’aide d’urgence post séisme, puis des projets à long terme ensuite en matière d’éducation et de permaculture dans le district de Kavrepalanchowk, au sud-est de Kathmandu.

Aide d'urgence au Népal
Distribution de toiles de tente, couvertures et matelas dans le village de Faskot (Kavre) par Panta Raj avec l’aide des pompiers volontaires de l’association PICA 22, mai 2015
Distribution de nourriture et de couvertures au village Shikar Ambote, mai 2015
Distribution de matériel scolaire et pédagogique à l’école communautaire de Tu Che Che, avril 2017
Construction de toilettes et d’une réserve d’eau potable pour l’école Bal Chetna, 2017
Ecole publique de Bal Chetna, avril 2017

Avec la pandémie de Covid entre 2020 et 2022, et le décès de Dixit, le fils de Panta le 9 mai 2020, nos projets ont été mis en pause.

J’ai pu retourner au Népal en 2023, où j’ai rencontré Ram ACHARYA et son épouse Sangina. Ram et Sangina venaient d’être parents de Sara, et nous avons tout de suite sympathisé.

France (Pooja), fondatrice de Solidarité Inde Népal, et Ram, Pashupatinath (Kathmandu), août 2023

Nous nous sommes revus en 2025 quand je suis retournée au Népal, et tout comme avec Panta nous sommes restés en contact régulier même si nous ne pouvons pas nous voir aussi régulièrement que je le voudrais.

Ram, Sangina et Sara, septembre 2023

La famille de Sangina est originaire du district de Nuwakot, et ils retournent régulièrement pour rendre visite à leurs proches sur place.

Paysage autour du village de Sangina, district de Nuwakot

Sangina et Ram étaient à Kathmandu quand la catastrophe est survenue, mais les proches de Sangina dont sa sœur aînée ont tout perdu. Ce sont des fermiers, qui élèvent des cochons, des poules (pour les oeufs), des poulets (pour la viande), et des buffles.

Ils ont pu échapper à la coulée de boue en se réfugiant dans la porcherie située légèrement en hauteur par rapport à leur maison. Mais l’eau continuait à monter, et ils ont dû fuir en grimpant par la forêt à flanc de colline, en laissant derrière eux leurs animaux, leur maison, les souvenirs de toute une vie… 3 personnes sont toujours portées disparues, dont un enfant de 9 ans. Le mari de Sangina a cherché le long de la rivière puis dans les hôpitaux, sans succès.

Il y a quelques jours, ils ont été avertis que le corps d’un enfant correspondant au signalement transmis aux autorités avait été retrouvé. Ils ont dû apporter un prélèvement ADN pour l’identifier formellement. Ils attendent maintenant les résultats, et si c’est bien le neveu de Sangina, alors ils iront récupérer son corps pour pouvoir effectuer les rites de crémation. La plupart des corps sont affreusement abîmés et méconnaissables, ce qui rend le travail d’identification très compliqué. Les médecins légistes prélèvent sur chaque corps ou partie de corps retrouvée un fragment d’ADN pour permettre son identification, et il est demandé aux familles ayant perdu un proche de faire la même chose. En attendant (les tests ADN prennent du temps), les corps non encore reconnus sont identifiés à l’aide d’un numéro puis enterrés dans la forêt dans des fosses communes afin d’éviter le développement de maladies. Il y a seulement 350 sacs mortuaires réfrigérés au Népal, et déjà plus de 1300 morts…

Hier samedi 5 septembre, Ram et Sangina ont accompagné leurs proches à Pashupatinath au bord de la rivière Bagmati pour effectuer les rites funéraires malgré l’absence de corps. Dans la tradition hindoue, les derniers sacrements doivent avoir lieu le plus rapidement possible après le décès, et sont suivis de la crémation. La situation actuelle ne permet pas de suivre le protocole habituel, et il faut donc trouver des solutions alternatives. Des crémations « factices » sont donc organisées afin de pouvoir honorer la mémoire des défunts et effectuer les rituels funéraires.

Fabrication des brancards en bambou sur lesquels reposent les 3 « défunts » fabriqués avec des tissus orangés

Toute la famille de Sangina est maintenant hébergée à Kathmandu chez des proches, en attendant de pouvoir trouver un nouvel endroit où ils pourront recommencer à zéro. J’ai envoyé 200€ à Ram pour faire face aux besoins de 1ère nécessité, et je vais adapter le soutien en fonction des besoins. L’urgence était vraiment de les mettre à l’abri, et de leur apporter une aide financière pour acheter de quoi manger, des vêtements, quelques produits d’hygiène…

Dans un 2nd temps, quand la situation le permettra (beaucoup d’axes routiers sont coupés ou impraticables car trop dangereux, et la priorité est donnée aux équipes de secours, à
la police et à l’armée…), Ram évaluera sur place àNuwakot comment aider la communauté villageoise de la sœur de Sangina.
Samjhana, la sœur aînée de Sangina, est très fragile psychologiquement depuis plusieurs
années, et évidemment ce qu’elle vient de vivre a majoré sa détresse psychique.
Elle a 2 jeunes enfants du même âge que Sara, des jumeaux (1 garçon et une fille) de 3 ans. Ils sont nés très prématurément, la grossesse ayant été compliquée. L’un pesait 600 grammes, l’autre 1100 gr… ils ont survécu, et sont restés hospitalisés environ 3 mois. Ce sont maintenant 2 magnifiques enfants de 3 ans, qui ont déjà survécu 2 fois: au moment de leur
venue au monde, et maintenant en échappant à cette coulée dévastatrice.

Ram, avec Sara à gauche en tee-shirt violet, et les jumeaux

Son état psychique inquiète beaucoup sa famille, et son mari doit l’emmener consulter un
psychiatre dès que possible. J’ai proposé à Ram de prendre en charge les soins, il me tiendra au
courant.
Il n’y a pas de système de sécurité sociale ni de prise en charge publique des soins au Népal. Il y
a bien sûr des systèmes d’assurances à l’américaine mais qui sont inabordable pour une immense majorité de la population. Les soins sont payants, avec des hôpitaux publics et
d’autres privés. Comme dans de nombreux pays, y compris en France, le système de santé népalais est à bout de souffle, les soignants très mal payés, le matériel et les médicaments en
nombre insuffisant…
La question de la prise en charge psychologique de toutes les victimes de cette catastrophe va
se poser une fois l’urgence passée, car les PTSD (syndrome de stress post traumatique ou post
traumatic stress syndrom en anglais) vont être massifs, très sous-évalués et quasiment impossible à prendre en charge par le système de santé népalais qui manque cruellement de structures adaptées et de soignants formés. La question s’était déjà posée après le séisme de
2015, et aujourd’hui, plus de 10 ans après, beaucoup de népalais restent profondément
marqués par ce qu’ils ont vécu, souvent de façon « pathologique » avec une anxiété importante, des troubles du sommeil, des douleurs diffuses… Le risque de dépressions graves et de suicide est particulièrement important chez les personnes souffrant de PTSD.
C’est une thématique importante pour Panta, à laquelle nous nous attaquerons d’ici quelques
semaines.
Panta de son côté a pu se rendre dans plusieurs villages du district de Nuwakot mercredi 2 septembre, soit 1 semaine après la catastrophe.

Avec plusieurs amis dont ses 2 frères Tirtha et Manoj, ils ont loué un minibus pour se rendre dans la zone dévastée.

Le microbus (minivan) loué pour l’occasion

Il y a un peu plus de 50 kms entre Kathmandu et Bidur, la 1ère ville dans laquelle ils se sont rendus et qui centralise les équipes de recherche. Il faut normalement entre 2 et 3h de trajet, mais en ce moment c’est plus du double.

Panta a pu se rendre à Battar, l’un des nombreux camps de déplacés géré par le gouvernement népalais et l’armée (il y en a une trentaine répartis dans les 3 districts affectés: Nuwakot, Rasuwa et Dhading). Ces camps accueillent ceux qui ont tout perdu et qui n’ont plus nulle part où aller, sans famille pouvant les accueillir. Aucun journaliste n’est autorisé à entrer, aucun humanitaire, personne.

Entrée du camp de Battar
Vue du camp de Battar

Panta connaît bien cette région car c’est le point de départ de nombreux treks dont celui du Langtang. Il connaît aussi la population locale, et il a exceptionnellement été autorisé à pénétrer à l’intérieur du camp. Les photos et les vidéos étaient strictement interdites, les militaires contrôlent tout. Panta, en simulant un appel téléphonique, a néanmoins pu photographier quelques scènes que je vous partage (avec son accord). Ce qu’il m’a décrit est terrible et très différent de ce qui est transmis par le gouvernement népalais et les journalistes présents sur place. Toute l’aide est filtrée à l’entrée du camp. Rien ne peut entrer sans avoir été remis aux militaires/policiers, qui décident de ce qui revient aux réfugiés. D’après Panta, ils ne reçoivent quasiment rien…

Un bâtiment en béton sert de dortoir, et une cuisine a été installée à l’extérieur sous une bâche.

Bâtiment servant de dortoir pour les réfugiés
Tente pour la cuisine
Tente-cuisine

Les personnes présentes dans le camp sont essentiellement des Tamang, une ethnie tibétaine venue s’installer au Népal il y a plusieurs siècles. Ils sont la 2ème ethnie présente au Népal en termes de population mais restent très marginalisés économiquement.

Il y a en ce moment dans le camp 43 familles originaires du district de Rasuwa, le plus touché par la coulée de boue. Seuls les enfants et les adultes jeunes ont survécu, les personnes âgées ou handicapées sont mortes car elles n’ont pas eu le temps de s’échapper et de courir dans la montagne…

Panta a pu passer 1h à l’intérieur du camp. L’une des infos importantes à laquelle je suis particulièrement sensible compte tenu de mon histoire personnelle, c’est le risque encouru par les filles et les adolescentes à l’intérieur du camp. Il y a peu d’hommes parmi les réfugiés, qui sont majoritairement à Battar des femmes et des enfants. Ils sont entourés et surveillés H24 par des policiers, essentiellement des hommes. Le risque d’agressions sexuelles et de viols est très élevé, tout comme celui de trafic d’êtres humains (ça a malheureusement été le cas après le séisme de 2015).

Les besoins principaux pour ces familles ce sont les vêtements, et des tentes pour qu’elles puissent quitter rapidement cet endroit et aillent s’installer ailleurs, afin de garantir leur sécurité et retrouver un peu de dignité (être surveillé H24 comme un prisonnier n’est certainement pas ce qui va permettre à ces familles de récupérer et d’aller mieux…).

Panta avait apporté une trentaine de tentes, pensant pouvoir les remettre aux réfugiés. Face à l’impossibilité de leur remettre le matériel en mains propres, il a fait le choix de déposer les tentes dans un restaurant qu’il connaissait à proximité du camp. La propriétaire du restaurant a accepté de conserver les tentes et les remettra aux réfugiés au fur et à mesure lorsqu’ils seront en mesure de quitter le camp. Panta a pu leur transmettre l’information lorsqu’il était à l’intérieur et qu’il a pu un peu échanger avec eux.

Echange entre Panta et l’association des intellectuels, et les représentants des réfugiés
Une petite partie des réfugiés présents dans le camp
Tentes et couvertures vont être remises aux réfugiés puis entreposées dans le restaurant jusqu’à leur départ du camp
Remise des tentes et des couvertures au restaurant
Echange entre quelques femmes réfugiées et une femme politique qui accompagnait le groupe

Panta et ses amis sont ensuite partis à Tupche, sur la berge opposée de la rivière Trishuli. Le pont permettant de passer d’une berge à l’autre a été emporté, il faut donc faire un énorme détour pour rejoindre le village.

Sur place il n’y a plus rien, et il n’y a ni camp ni tentes. Les quelques personnes qui ont survécu ont besoin d’ustensiles de cuisine et de vêtements secs.

Le dernier village visité par Panta et ses amis est Betrawati, situé plus au Nord à 80 kms de Kathmandu. C’est un site de pèlerinage hindou, appelé aussi Uttar Ganga, au confluent de 3 rivières : Betran Ganga (Betrawali), Rudra Ganga et Trishuli Ganga. Toutes ces rivières donneront se jetteront ensuite en Inde dans ce qui deviendra le fleuve le plus sacré du pays pour des millions d’hindous, le Gange (Ganga en sanskrit).

Le village comptait environ 1000 habitants avant la catastrophe, dont la moitié sont morts (90 corps ont pour le moment été retrouvés) ou portés disparus.

Coût prévisionnel du programme d’aide d’urgence

Depuis le 26 août, le coût des denrées de 1ère nécessité a triplé. Tout est devenu très cher. Au 5 septembre, 1 roupie népalaise vaut 0,0057€.

-location d’un minibus pour mission d’evaluation entre Kathmandu et Nuwakot: 12 000 NPR soit 68€

1/ Programme pour les enfants du village de Tupche (50 enfants dont une partie sont maintenant orphelins)

-Matériel de sport : 30 000 NPR soit 170€

-Matériel éducatif, cahiers, stylos, feutres etc…: 60 000 NPR soit 341€

2/ Camp de Battar

-achat de 28 tentes (type tentes Quechua): 130 017 NPR (roupies népalaises) soit 740€ (déjà achetées et remises aux réfugiés le 2 septembre 2026)

-100 tee-shirts (pour hommes et pour femmes): 1000 NPR x 100 personnes= 100 000 NPR soit 570€

-50 châles chauds pour l’hiver pour les femmes: 1200 NPR x 60 femmes=72 000 NPR soit 410€

Total: 404 017 NPR soit 2300€

Si vous souhaitez nous aider, il est possible de faire un don via le portail HelloAsso: https://helloasso.com/associations/solidarite-inde-nepal/formulaires/3

Il est aussi possible de faire un virement sur le compte bancaire de l’association Solidarité Inde Népal, dont voici l’IBAN: FR76 3006 6106 3100 0204 8740 172 / BIC: CMCIFRPP

Merci! Namaste

Faskot à l’heure du confinement-20 avril 2020

Le Népal, comme quasiment la totalité de la planète en ce moment, est confiné. La prolongation vient d’être confirmée jusqu’au 27 avril.
Le nombre de personnes officiellement infectées est de 31, sans cas graves ni décès recensés à ce jour.
Le Népal s’en sort plutôt bien, comparé à de nombreux autres pays dont ses 2 puissants voisins que sont la Chine et l’Inde.
 
A Faskot, tout est calme. La seule épicerie du village, située en contrebas à proximité de la route qui mène à Dulikhel et Banepa, reste fermée et n’ouvre qu’à la demande. Il suffit de passer un coup de fil, les marchandises sont préparées et il suffit ensuite de passer les récupérer.
 
Beaucoup de personnes, originaires de Faskot mais travaillant et vivant à Kathmandu, sont revenues passer le confinement avec leurs familles restées au village.
 
 
 
La plupart d’entre elles ont des réserves de riz pour tenir quelques semaines, et parfois un peu de maïs aussi. Mais les gens n’ont pas de travail, et donc pas d’argent.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les népalais qui travaillent dans le secteur du tourisme vont maintenant devoir attendre 6 mois pour voir revenir les trekkeurs et autres touristes, la haute saison commençant à partir d’octobre, après la mousson.
 
Le gouvernement népalais, par l’intermédiaire des bureaux de district, a distribué 1 sac de 5 kgs de riz par famille, mais cette aide était réservée aux personnes sans domicile, ceux qui dorment dans la rue ou dans des abris de fortune…Et avec 5 kgs de riz, une famille tient 2 jours…
 
 
 
 
 
 
 
 
Pour le reste, les quelques distributions ont été faites par pure propagande, car la plupart des népalais n’en ont pas vu la couleur, comme ce fut le cas après le séisme de 2015. Des tonnes d’aide alimentaire et logistique ont été apportées au Népal, des milliers de dollars ont été investis dans des programmes de réhabilitation pour les monuments, les habitations, les édifices publics qui avaient été endommagés ou détruits… Quand on voit la situation de bon nombre de villages aujourd’hui, on est en droit de se demander où est passée l’aide, et qui a empoché les millions…
 
La saison du travail aux champs a commencé, malgré une météo capricieuse (plusieurs averses de grêle ont partiellement détruit les jeunes plants tout juste semés dans plusieurs districts la semaine dernière, dont Faskot).
 
Je vous joins quelques photos des travaux aux champs prises il y a quelques jours, ainsi que des photos du village.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les écoles sont fermées, les enfants restent donc confinés à la maison.
 
 
 
 
 
 
 
Panta a évalué l’aide nécessaire pour permettre aux habitants de Faskot de tenir pendant la durée du confinement, et pendant les semaines qui vont suivre.
Il y a 142 familles à Faskot, dont la majorité sont de l’ethnie Tamang, donc très pauvres.
Les produits de 1ère nécessite que nous avons recensés sont le riz, les lentilles (dal), l’huile de cuisson, et du savon pour se laver les mains.
Voici les coûts estimés:
-1 sac de 30 kgs de riz :2000 NPR (15€)
-1 sac de 2 kgs de lentilles: 200 NPR (1,50€)
-1 litre d’huile de cuisson: 200 NPR (1,50€)
-2 savons: 100 NPR (0,80€)
 
Vous pouvez nous aider en adhérant à l’association, ou en faisant un don du montant que vous souhaitez. L’intégralité des sommes reçues sont intégralement utilisées au profit de nos projets au Népal.
 

Assemblée Générale 2020

Chers amis et adhérents,

La prochaine Assemblée Générale  aura lieu le vendredi 14 février 2020 à 17h30 au siège social de l’association à Paris.

Nous présenterons le bilan annuel (rapports moral et comptable), les projets en cours et ceux à venir, ainsi que les différents axes de réflexion.

Nous procéderons bien sûr à la ré-élection des membres du bureau. 

Pour ceux d’entre vous qui seraient disponibles et souhaiteraient participer à l’AG, et/ou qui auraient des idées/suggestions à nous soumettre, merci de envoyer un mail à solidarite.inde.nepal@gmail.com

Au plaisir de vous retrouver et d’échanger avec vous!

France

Boutique éphémère Noël 2019

Nous sommes heureux de vous proposer cette année encore des produits de qualité qui pourront à la fois faire plaisir à vos proches, et participer aux projets menés par l’association au Népal.

Vous trouverez sur la boutique des sachets de curcuma bio disponibles en 2 modèles différents: sachets de 100gr/7€, et sachet de 250gr/12,50€.

Vous trouverez également des sachets de tisane ayurvédique bio. Cette tisane, excellente pour stimuler et renforcer l’activité cérébrale, est composée de 5 plantes himalayennes: le brahmi, la cannelle, le shankapushpi, le tulsi et la citronnelle. Chacune de ces plantes participe à une bonne santé des fonctions supérieures du cerveau, et agit notamment sur les capacités de concentration, de mémoire, sur la gestion du stress et sur une meilleure qualité de sommeil.

Cette tisane est disponible en sachets de 100gr/7€.

L’ensemble de ces plantes (à l’exception du Shankapusphi, cultivée un peu plus bas dans la vallée) ainsi que les racines de curcuma sont cultivées à Faskot par mon ami Panta Raj. Tout est cultivé à 1800 m d’altitude, sans usage de pesticides ni de fertilisants, et de qualité biologique.

Nous vous proposons aussi cette année de l’encens traditionnel, des petits pots d’épices et différents produits issus de la tradition ayurvédique comme des savons au Neem, au santal etc…

N’hésitez pas à consulter la page Facebook de l’association pour visualiser plus en détail les différents produits proposés.

Pour passer commande ou obtenir des informations complémentaires, vous pouvez nous contacter par mail: solidarite.inde.nepal@gmail.com

Nous vous souhaitons de très belles fêtes de fin d’année.

Namaste

 

Nouveau projet d’aide pour le village de Faskot au Népal

Après une année 2018 chargée d’un point de vue professionnel (j’ai quitté mon poste d’infirmière à l’hôpital pour me former à l’Ayurveda, la médecine traditionnelle indienne, et m’installer en libéral en tant que praticienne en Ayurveda à Paris), je peux enfin souffler un peu et réinvestir du temps et de l’énergie pour les projets de l’association que j’avais laissés en suspens pendant quelques mois.

Je vais aller passer 1 mois au Népal et en Inde cet été, dont 3 semaines au Népal avec mon ami Panta Raj. Afin de préparer au mieux ce séjour, nous avons réfléchi ensemble aux besoins actuels des habitants du village de Faskot (40 kms au sud est de Kathmandu, soit environ 3h de bus). Pour mémoire, notre projet précédent avait consisté à apporter une aide financière à 2 écoles du village afin de construire des toilettes ainsi qu’un bâtiment supplémentaire pour l’une des écoles. Nous avions aussi participé à l’achat de matériel scolaire et sportif pour ces écoles.

Panta et les élèves de l’école Tamang de Tu Che Che

Ecole publique Bal Chetna-Faskot

Le projet auquel a réfléchi Panta et dont il m’a fait part consiste à permettre aux familles des élèves de ces écoles, dont la plupart sont de l’ethnie Tamang, de subvenir à leurs besoins de façon la plus autonome possible, sans avoir besoin d’attendre l’aide du gouvernement ou d’éventuels soutiens étrangers.

Les Tamang forment la 2ème ethnie la plus importante au Népal (environ 5,5% de la population népalaise), après les Magar. Ils sont de culture tibéto-birmane, et vivent principalement dans les collines autour de Kathmandu. Ils sont donc très présents dans le district de Kavrepalanchowk, auquel appartient le village de Faskot.

Village de Faskot

Stupa de l’école communautaire Tamang de Tu Che Che

Tamang signifie en tibétain vendeur de chevaux (Ta : cheval et Mang : vendeur). Ils parlent majoritairement le Tamang (très proche du tibétain), mais aussi le nepali. Ils sont traditionnellement bouddhistes.

La plupart d’entre eux vivent dans des conditions difficiles, sans être très bien intégrés à la population népalaise locale. Ils sont demeurés très pauvres, et travaillent le plus souvent la terre, avec un rendement et des résultats très médiocres qui ne permettent pas de faire vivre les familles convenablement. Avec le développement du tourisme, certains d’entre eux se sont spécialisés dans la confection d’artisanat tibétain comme les Tangkas, ces magnifiques tentures bouddistes qui ornent les temples et les maisons au Tibet. Certains sont aussi chauffeurs de rickshaws dans la vallée de Kathmandu.

Les Tamang sont parfois récalcitrants à envoyer les enfants à l’école, car ils ont besoin de main d’œuvre pour travailler dans les champs. En leur offrant une formation et un package de départ, nous leur donnons la possibilité de démarrer une activité différente qui leur assurera un revenu fixe et durable.

Femme Tamang et son fils de 15 mois

Le projet consisterait à mettre en place un élevage de poulets (chicken farming), d’abeilles et de lapins. Mais sans formation, acheter le matériel et les animaux ne sert à  rien, en quelques semaines tout sera gâché.

Il est vraiment important de transmettre  à chacun, que ce soit les enfants comme les parents, l’importance de l’éducation et de la santé pour vivre mieux. Cette formation permettra aux familles de bien intégrer ces données, et d’être partie prenante du programme.

Pour cette formation, nous ferons appel à des personnes qui connaissent à la fois ce type d’élevage, et qui sont aptes à transmettre ces informations à la population Tamang, dans leur langue, avec leurs codes culturels. C’est la condition sine qua non pour que çà fonctionne.

Le programme de formation aura lieu à Dulhikel, le chef lieu du district de Kavre. Il faut prévoir 2 jours/1 nuit sur place.

Budget à prévoir :

  • Chicken farming (élevage de poulets), environ 8-10 poulets : 60 000 NPR soit environ 463 €
  • Bee keeping (abeilles), environ 3 ruches : 40 000 NPR soit environ 308€ (il faut prévoir des ruches supportant le froid, car Faskot est situé à 1800 m d’altitude donc des ruches comme celles que nous avons ici en France sont trop fragiles pour le climat népalais)
  • Rabbit farming (lapins), environ 5-6 lapins : 40 à 45 000 NPR soit entre 308 et 347€
  • Formation 2 jours/1 nuit à Dulhikel, 15-20 participants comprenant hébergement, repas, dédommagement pour les formateurs) : entre 50 et 60 000 NPR soit environ 386 à 463€

Donc au total, le budget global se situe entre 1465 et 1581€.

L’association dispose de fonds propres dont une partie va servir à financer ce projet. J’ai toute confiance en Panta, et je sais que sa grande connaissance du terrain et des besoins locaux lui permettent de cibler au mieux les attentes de la population de Faskot.

Je fais donc appel à votre générosité pour nous aider à mener à bien ce nouveau projet. Les fonds peuvent être versés directement sur le compte de l’Association, dans ce cas je vous transmettrai l’IBAN/RIB par email.

J’ai aussi crée une cagnotte sur Leetchi, à laquelle vous pouvez accéder via ce lien : https://www.leetchi.com/fr/c/rGQv4ejw

N’hésitez pas à en parler autour de vous et à partager le lien de la cagnotte. On le dit souvent, mais il est utile de le répéter : il n’y a pas de petit don, chaque euro est important et sera utilisé à bon escient par Panta et moi-même, lors de ma venue à Faskot au mois d’Août prochain.

Assemblée générale du 16 décembre 2017-rapport moral

L’essentiel de nos actions pour l’année 2017 s’est concentré sur le Népal, et le village de Faskot.

France CORROYEZ, fondatrice et présidente de l’association, s’était rendue au Népal en août 2015 afin d’évaluer les besoins sur place aux côtés de notre ami et contact local Panta Raj. C’est dans le village de Faskot (district de Kavrepalanchowk), à une quarantaine de kms de Kathmandu, que nous avions choisi d’implanter notre 1ère mission d’aide. Ce petit village rural, situé à 1800 m d’altitude, est composé de 26 maisons (environ 150 personnes), issues de différentes ethnies (principalement Tamang, mais aussi Chhetri). La majorité des villageois cultivent la terre, la plupart des jeunes hommes ont dû quitter le village pour partir en ville ou à l’étranger car la vie est très rude et la culture de la terre ne suffit pas à faire vivre les familles. La grande majorité des habitants restant à Faskot sont des personnes âgées, des femmes et des enfants.

 

 

 

 

 

Le projet initial, après concertation avec Panta, était de pouvoir fournir au village une alimentation électrique durable via l’équipement des 26 maisons en panneaux solaires. En effet, depuis des décennies, l’apport en électricité est un problème majeur au Népal. Installations vétustes, corruption des cadres et dirigeants de la société qui fournit l’électricité aux particuliers et aux industries, manque de volonté du gouvernement en place pour mettre un terme à des pratiques illégales…. Il se trouve que dans le même temps où nous étions en train de réfléchir à ce projet puis de le lancer de façon effective, la situation s’est considérablement améliorée, grâce à des changements intervenus au sein du gouvernement et de la société nationale d’apport en électricité, ainsi que la volonté de promouvoir les centrales hydrauliques et l’énergie solaire d’un point de vue gouvernemental.

Après concertation avec les villageois, il a semblé plus judicieux à Panta de nous informer de cette nouvelle donnée, et de réfléchir tous ensemble à ce qui pourrait être plus à même de répondre à un besoin prioritaire de la population, l’apport en électricité n’étant plus l’urgence pour le moment, même si la situation reste précaire.

Nous avons donc validé le projet proposé par Panta et les villageois, à savoir le soutien à 2 écoles du village, l’école Bal Chetna (école publique du village) et l’école Tu Che Che (école communautaire de l’ethnie Tamang).

Ecole Bal Chetna

Ecole Tu Che Che

 

 

 

 

 

La totalité des fonds récoltés lors de l’opération de financement participatif lancée à l’automne 2016 et ayant permis de recueillir plus de 6000 euros a été reversée à Panta pour le financement des projets suivants :

  • Ecole Bal Chetna: construction de toilettes pour les élèves, fournitures scolaires (matériel d’enseignement pour les professeurs, et matériel scolaire pour les élèves) et matériel sportif. Coût total : 238 820 NPR/2126 euros
  • Ecole Tu Che Che: construction de toilettes pour les élèves/enseignants, construction d’une salle de classe supplémentaire pour les élèves les plus jeunes, fournitures scolaires (matériel d’enseignement pour les professeurs, et matériel scolaire pour les élèves) et matériel sportif. Coût total : 474 740 NPR/4224 euros

Les fonds collectés ont été versés à Panta au printemps 2017. Le matériel scolaire a été acheté et transmis en plusieurs fois aux 2 écoles, entre avril et octobre 2017. 

Avril 2017

Panta-avril 2017

 

 

 

 

 

L’inauguration des toilettes des 2 écoles et du bâtiment supplémentaire à Tu Che Che s’est faite juste après Diwali, fin octobre 2017.

Bal Chetna-oct 2017

 

Tu Che Che dec 2017

 

 

 

 

 

Concernant les écoles Saddhamma à Bodhgaya dans l’état du Bihar en Inde, les nouvelles n’étaient pas bonnes dernièrement, car faute de subventions de la part des instances locales et gouvernementales en Inde, la famille Mishra ne pouvait plus faire fonctionner l’école sur ses seuls deniers. Et de notre côté, malgré l’aide ponctuelle apportée, nous avions fait le choix de privilégier le projet au Népal, pensant que la situation post séisme était plus précaire. Pour le moment, les écoles ne fonctionnent plus, mais le projet de Saddhamma est bien évidemment de rouvrir ces écoles au plus vite. Je suis en contact avec Navneet Kumar Mishra, le fondateur de Saddhamma, et nous allons réfléchir ensemble au meilleur moyen à mettre en œuvre pour faire fonctionner de nouveau ces écoles au plus vite, d’abord celle de Bodhgaya, puis celle de Bela.

École Saddhamma à Bodhgaya

École Saddhamma à Bodhgaya-2014

Saddhamma

Ecole Saddhamma

École à Bela-2014

 

 

 

 

 

 

Enfants du village de Bela-2014

 

 

 

 

 

 

Ecole Saddhamma à Bodhgaya-2013

Ecole Saddhamma

Ecole Saddhamma à Bodhgaya

 

 

 

 

 

 

En termes de rescrit fiscal, permettant aux donateurs de bénéficier d’une réduction d’impôts, nous allons présenter de nouveau le dossier début 2018 devant la commission qui gère cela au niveau de la direction des finances publiques. Le reproche qui nous avait été adressée l’an dernier (pas de projets effectivement réalisé) ne pourra plus nous être fait cette fois-ci puisque le projet à Faskot est achevé.

A moyen terme, je souhaite pouvoir me rendre en Inde et au Népal courant 2018 afin de faire un point précis sur place de la situation avec nos contacts locaux (Navneet en Inde et Panta au Népal), ceci afin d’évaluer les besoins et la faisabilité de nos actions futures.

Je propose de ne pas valider de projet tant que l’un ou l’autre des membres du bureau ne s’est pas rendu sur place, ceci afin d’éviter des erreurs de compréhension ou d’interprétation de la situation sur place.

Selon ce que me dira Navneet, il sera néanmoins possible je pense de mettre en place l’opération de parrainage non nominatif pour les élèves, si tant est que l’activité éducative mise en place depuis 2010 puisse reprendre. Cette opération de parrainage sera à évaluer aussi pour les élèves des écoles népalaises à Faskot.

Projet éducatif et logistique à Faskot (Népal)

Ce projet porte sur le soutien éducatif, logistique et sanitaire pour 2 écoles du village :

« Shree Bal Chetna » est l’une des écoles primaires publiques dans le district de Kavre/Patichaur où 28 élèves étudient. Quatre professeurs enseignent dans cette école et une personne en assure le secrétariat. Ils ont un peu de matériel éducatif mais pas de matériel pour le sport. Les professeurs sont bien qualifiés et plutôt bien payés. Le terrain de jeu est suffisant mais il manque des toilettes correctes pour les élèves. Jusqu’à présent, le gouvernement s’occupe de l’école, avec le soutien des habitants.

Quelle aide apportons-nous à cette école ?

  1. Construction de toilettes plus confortables (hommes et femmes).
  2. Fourniture de matériel scolaire, éducatif et sportif.

Le personnel enseignant pourra dispenser les cours dans de meilleures conditions avec plus de matériel pédagogique. Les élèves auront des toilettes plus confortables et propres. Le comité directeur de l’école assurera la gestion de l’école et du matériel sur le long terme.

Budget total du projet : 2126.35€ (cliquez ici pour avoir le descriptif du budget)

Le matériel scolaire, éducatif et sportif a déjà été distribué à l’école. La construction des toilettes est prévue pour fin mai/début juin.

« Thu Che Che Community School » est une école primaire communautaire du village de Chisapani dans le district de Kavre, village mitoyen de Faskot. L’enseignement est donné aux 22 élèves en anglais et en dialecte local tamang.

Trois professeurs y enseignent actuellement jusqu’au niveau trois (environ 10 ans maximum) et il n’y a pas de secrétariat. Deux cours différents se déroulent dans la même salle en même temps et donc l’école manque d’espace pour accueillir les élèves dans de bonnes conditions. Le matériel sportif et éducatif est par ailleurs quasiment inexistant.

L’école manque également de mobilier obligeant certains enfants à s’asseoir par terre dans la salle de classe.

Il n’y a qu’un seul WC temporaire réservé aux enseignants et les élèves sont obligés de sortir dehors dans la nature.

Pour ce type d’école communautaire, le gouvernement donne uniquement une petite somme d’argent, et donc la communauté qui est très pauvre doit gérer elle-même le fonctionnement, et le salaire des enseignants est très bas.

Quelle aide apportons-nous à cette école ?

  1. Construction de toilettes (hommes et femmes).
  2. Construction d’une salle de classe supplémentaire pour les élèves de la maternelle, où ils pourront jouer sans déranger les autres élèves.
  3. Fourniture de matériel scolaire, éducatif et sportif.

Les élèves auront ainsi la possibilité d’étudier dans un environnement plus «confortable et propre» et le personnel enseignant pourra dispenser les cours dans de meilleures conditions. La communauté Tamang assurera la gestion de l’école et du matériel sur le long terme.

Budget total du projet : 4224.25€ (cliquez ici pour avoir le descriptif du budget)

Le matériel scolaire, éducatif et sportif a déjà été distribué à l’école. La construction des toilettes et d’une salle de classe supplémentaire est prévue pour fin mai/début juin.

Trois élèves de cette ethnie Tamang vont dans un village un peu plus loin pour continuer leurs études au niveau supérieur. Ils sont motivés et de bons élèves, donc nous pourrons également réfléchir par la suite à la possibilité de les aider à poursuivre leurs études, leurs familles étant très pauvres.

Sabina (classe 6)

Sonam (classe 6)

Subodh (classe 5)

 

 

 

 

 

Cliquez ici pour voir la video avec les enfants dans l’une des classes 🙂 

 

Projet de financement participatif pour Faskot

La situation actuelle au Népal, tant politique qu’économique, évolue constamment et ce de façon imprévisible.

Alors que nous étions prêts à lancer le projet d’installation de panneaux solaires, avec notre ami et contact local Panta Raj, celui-ci nous a informés d’un changement récent dans l’alimentation électrique des foyers népalais, tant à Katmandou que dans le reste du pays. Le gouvernement népalais a finalisé récemment un partenariat avec l’Inde concernant l’électricité, et depuis les coupures sont quasi inexistantes avec un accès à l’électricité une très grande partie de la journée, en tout cas suffisamment pour l’usage domestique usuel.

Ce qui était une priorité il y a 18 mois pour les villageois de Faskot est donc devenu secondaire.

Suite à ce changement de situation imprévue et inespérée, nous avons demandé à Panta de nous proposer un projet alternatif à budget équivalent, en concertation avec les villageois.

Ce projet porte sur le soutien logistique et sanitaire pour 2 écoles du village.

Pour lire le descriptif de ce projet éducatif, lire la suite.

 

Descriptif du projet initial d’installation de panneaux solaires:

Ce petit village Népalais  est situé à 1800m d’altitude dans le district de Kavrepalanchowk à environ 60 km à l’est de Katmandou, où 150 personnes y vivent actuellement.

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